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  • : Etudions ensemble le "K"... Celui du pathétik, du pathologik, de l'humoristik... Le K dans tous les sens, sous toutes les Koutures...

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Dimanche 17 mai 2009

Me voilà arrivée à l’issue de ma première année d’apprentissage du piano ! Bon force est de constater qu’à ce sujet, je suis en maternelle ! Je lisais dernièrement que pour commencer à être à l’aise avec cet instrument, il faut 10 ans de travail… ce qui laisse augurer du nombre d’heures qu’il me faudra à m’user les mains… et le pied sur mon copain aux dents noires…

 

Aujourd’hui j’apprends l’existence de Gonzales ! Et le désir de ce Monsieur qui est de battre le record du plus long concert… et au piano s’il vous plaît.



« Quelques semaines après avoir rempli l'Olympia, le 1er décembre 2008, le pianiste et chanteur canadien Gonzales se voyait rendre son contrat par Universal. Loin de baisser les bras, cet excentrique touche-à-tout, également producteur d'artistes comme Feist, Katerine ou Arielle Dombasle, en profite pour repousser des limites. Le 16 mai, à partir de 23 heures, ce Montréalais anglophone de 37 ans tentera de battre le record du monde du plus long concert individuel, détenu, depuis décembre 2008, par le musicien indien, Prasanna Gudi, avec un marathon musical de 26 h 12 min… Lire la suite ici



De mon côté je creuse l’idée, avec mon chat, de battre le record piano-chant en duo !

Yessssssssssssssssssss ! He did it !!!!!!!!!!!!!! Bravo !
... 27 heures après...

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Dimanche 17 mai 2009














Il
n’est rien à dire sur l’Elégance du Hérisson, tant d’éloges circulent de partout au sujet de cet ouvrage.

 

A noter un rendez-vous à ne pas manquer : « Potentiellement, 1,3 million d'exemplaires du livre vendus, c'est 1,3 million de spectateurs, curieux de voir en chair et en os Renée, concierge d'un immeuble parisien cossu, dissimulant derrière son air revêche de veuve mal fagotée une culture et une psychologie exceptionnelles. Bien avant que Josiane Balasko n'incarne le rôle, ici dans l'une des dernières scènes du film, la productrice Anne-Dominique Toussaint a dû acquérir les droits d'adaptation (…) ». Lire la suite ici



« Une Gourmandise » est donc le premier roman de Muriel Barbery. Coup de cœur identique aux pics du hérisson. Ce livre a une saveur si particulière, tantôt amère, tantôt suave, on passe du sucré au salé… Mais dans la recette de cette gourmandise, la prédominance n’est que le talent de l’auteur et sa « facilité » à transcrire par les mots, le goût doux-amer de la Vie. 

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Mardi 12 mai 2009




Madeleine vit sur cette pointe étrange, sauvage, magique et torturée… A l’instar de sa terre bretonne, elle est authentique, mystique, silencieuse et bouillante.

 

J’attendais la sortie en poche de cette Madeleine au goût particulier, parce qu’un temps tout le monde en parlait, et pas uniquement dans les meilleurs salons de thé… En général je suis assez réticente par ces « feux d’artifices » que juste le statut de femme de… (en l’occurrence Patrick Bruel) peuvent déclencher…

 

J’ai honte aujourd’hui d’avoir douté de cet auteurE… ses mots claquent, frappent, vont et viennent aussi violemment et précisément que la vague en plein équinoxe.

 

« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous »… Le rendez-vous de Madeleine auquel elle ne peut échapper et qui changera le cours de sa vie est tout aussi fascinant, douloureux, enivrant qu’est le rendez-vous qu’elle nous offre avec elle. Ce délice de la découvrir, de l’approcher, d’apprendre à la comprendre est tout aussi magique et revitalisant que la force des mots qui nous amène à respirer l’air enivrant de la Bretagne.

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Dimanche 10 mai 2009







Je n’ai pas ENCORE testé… je m’interdis donc d’émettre la moindre « critique » sur ce concept que je viens de découvrir… mais l’idée de partir à la conquête des Zétoiles est plutôt séduisante… ? A suivre donc !

 


« Il s’agit d’un cube à l’architecture audacieuse, transportable et recyclable, qui propose d’une manière très originale de dormir à la belle étoile tout en restant dans un intérieur très cocooning.  Sa forme cubique, incarnant la stabilité est surmontée par un grand dôme transparent permettant d’observer le ciel depuis le lit en mezzanine.
Cet hébergement insolite et nomade se posera dès le printemps 2009 discrètement partout en France dans les jardins de certaines maisons d’hôtes et hôtels de charme pour votre plus grand bonheur (surtout pour ceux qui aiment les logements insolites)".


A découvrir ici !

 

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Dimanche 3 mai 2009


Voilà belle lurette que je ne suis pas venue ici, ni sur mon Reader du reste qui me permettait de me tenir informée des auteurs que j’aimais lire voilà quelques mois… L’envie me Re-démange d’aller lire certains écris, de droite, de gauche, en travers, de haut en bas…

… Mais Pourquoi ? Oui oui ! Diantre, why ??? !

 

Pourquoi as-tu donc abandonné cet espace – le tien – mais aussi celui des Autres. Parce que je pense que je voulais vivre au fond, de manière moins virtuelle peut être. Vivre pour vaquer au gré d’autres envies, d’autres écrits, d’autres lectures…

 

En revenant ici je suis surprise de la saveur de retrouver certains articles, notamment sur des livres que j’ai tant aimé et qui avait quitté mes souvenirs. Les voir mentionnés dans cet espace, c’est juste délicieux. 

 

Dernièrement, mon voisin m’a présenté son amie. Au cours de la discussion qui s’ensuivit, nous convenons d’échanger nos adresses mail, histoire que nous puissions nous perfectionner, elle dans son Français et moi dans mon Anglais !!! et subitement elle me dit :

 

-          Whaaaaaaaaaatttttttttttttttttt ??????? You are not on Facebook ? But you are so crazy Baby !!!!!

-          Ah bon ! Buuutttt whyyyyy ! Se Facebooké l’nez ça apporte quoi précisely ?

-          Mais c’est absolutly marvellous… tu peux suivre tous tes amis, partager toute leur vie avec eux, et eux ils peuvent voir ce que tu deviens…

-          Ah oui ! Mais tu sais personnellement à mes amis j’ai envie de leur écrire des lettres, des vraies ! des mails très personnels. C’est important une correspondance, ce que je dis à certains, d’autre s’en tapent définitivement le coquillard, et… réciproquement !

-          Oui mais non ! il faut absolument que tu viennes me rejoindre sur Facebook, juste pour voir…

-          Hum hum …

 

 

Alors voilà ! La question reste entière… Faut il aller se « booker la Face », si j’écoute ce Môsieur, il est à considérer qu’une femme avertie en vaut…. La peine !


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Jeudi 7 août 2008

Déjeuner familial… extrait !

Fête des Mères 2008 :

 

- Grande soeurette : Min yo t’aimero po t’essayer à la Fender sérieusement ?

- P’tite soeurette de lilune : Ah non ! c’est pas cet instrument qui me touche vraiment !

- Môman : Ah bon Ma Lilune et ce serait lequel précisément que tu choisirais de toucher toi pour qu’il te touche vraiment ?

- le Piano Maman… mais chu tellement trop vieille pour m’y mettre maintenant…


10 jours plus tard, sur la table, une enveloppe…. Des coordonnées à l’intérieur… Môman, téléphone en main ! on va l’appeler tout de suite et tu démarres trois mois de cours, juste pour voir, pour te laisser le temps de savoir… si le piano te touche vraiment !

Dixième leçon de piano aujourd’hui… qui me touche vraiment pour davantage encore de raison désormais… Parce que dans notre famille, la musique a déjà fait des prodiges ! Son apprentissage a notamment sauvé moralement celle qui me souhaite cette évasion morale. Parce qu’aussi Grande soeurette a compris, avant moi, les bienfaits d’un apprentissage, si difficile soit il… Parce qu’enfin j’ai toujours aimé voir se pointer des challenges devant mes pas, juste pour les saisir et m’y mettre… au pas cadencés ceux là…

Face à l’instrument je suis impressionnée, et puis pas… j’ai juste envie de le toucher en effet, qu’il clame ses canards, que mes doigts ripent sur les touches, que ce soit difficile de lire deux clés à la fois, entendre encore les éclats de rire de mon professeur à côté de moi… et qu’elle me dise encore et encore ! oh là Lilune t’enflamme po comme ça ! c’est bien mais joue dans l’rythme… c’est une ronde là ! allez on reprend ! un deux !!!

Ce soir, un mail de Grande soeurette… sa façon bien à elle de m’encourager…

« Espèce eud virtuossssse » en est l’objet !

« le plus joli morceau de piano que j'ai jamais entendu.....tu me le joueras hein ;-) même si c'est dans 5 ans, pas grave ;-) »

Je veux lui promettre ça oui … même si c’est dans 5 ans… en effet ce n’est pas grave… Je travaillerai Grande Soeurette, sois en assurée… un jour je jouerai ce morceau rien que pour toi… et couleront nos rires et notre émotion, de nous retrouver là, encore une fois, après tant de tempêtes et de tourmentes, qu’une mélodie alors apaisera en un instant…

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Lundi 23 juin 2008

-          Bah alors, et ta plume ??? ou ksé donc que tu nous l’as foutue ???? m’interrogeait ce week end la p’tite voix….

-          J’ai pas l’temps, pas une minute à moi… et quand j’en trouve un p’tit peu… Je rêvasse !

-          Et c’est quoi le songe du moment ?

-          Chhhuuutttttttttttt… faut juste bien l’avouer… par honnêteté vis-à-vis de mon Spirit : je me mens ! en fait ce n’est pas une question de temps, du temps j’en manque souvent, mais quand l’envie est là, elle gagne chaque fois… L’envie m’a quitté en ce moment. Je n’ai pas envie d’écrire, pas besoin non plus probablement… j’ai envie de vivre et pour l’heure c’est tout ce qui est important… Alors je le fais ! et c’est très bien comme ça ! Bien sûr que j’aimais m’y retrouver, ici, dans mon espace à moi toute seule que chui comme une grande, et puis en ce moment… pas…

 

Juste alors, pour l’heure, l’écriture d’une autre…

 

J'écris sur ce que j'endure
Les petites morts, sur les blessures
J'écris ma peur
Mon manque d'amour
J'écris du court
Mais c'est toujours

Sur ce que je n'ai pas pu dire
Pas pu vivre, pas su retenir
J'écris en vers
Et contre tous
C'est toujours l'enfer
Qui me pousse

A jeter l'encre sur le papier
La faute sur ceux qui m'ont laissée
Ecrire, c'est toujours reculer
L'instant où tout s'est écroulé

On n'écrit pas
Sur ce qu'on aime
Sur ce qui ne pose pas
Problème
Voilà pourquoi
Je n'écris pas
Sur toi
Rassure-toi

J'écris sur ce qui me blesse
La liste des forces qu'il me reste
Mes kilomètres de vie manquée
De mal en prose, de vers brisés

J'écris comme on miaule sous la lune
Dans la nuit, je trempe ma plume
J'écris l'abcès
J'écris l'absent
J'écris la pluie
Pas le beau temps

J'écris ce qui ne se dit pas
Sur les murs, j'écris sur les toits
Ecrire, c'est toujours revenir
A ceux qui nous ont fait partir

On n'écrit pas qu'on manque de rien
Qu'on est heureux, que tout va bien
Voilà pourquoi
Je n'écris pas
Sur toi
Rassure-toi

J'écris quand j'ai mal aux autres
Quand ma peine ressemble à la votre
Quand le monde me fait le gros dos
Je lui fais porter le chapeau

J'écris le blues indélébile
Ça me paraît moins difficile
De dire à tous plutôt qu'à un
Et d'avoir le mot de la fin

Il faut qu'elle soit partie déjà
Pour écrire " ne me quitte pas "
Qu'ils ne vivent plus sous le même toit
Pour qu'il vienne lui dire qu'il s'en va

On n'écrit pas la chance qu'on a
Pas de chanson d'amour quand on en a
Voilà pourquoi, mon amour
Je n'écris rien
Sur toi
Rassure-toi

Zazie


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Mardi 17 juin 2008

-          Mais si ! mais si tu l’connais Jean Teulé, c’est sûr !

-          Meuhhh non ma Galette j’le connais po s’t’homme là ! j’t’assure ! m’dis rien du tout moi Teulé

-          Ro mais si allons bon sang il est connu….

-          Pppppppppppppppppppppppppppppppp ! bon en même temps c’est pas grave ! j’verrai

Bah j’ai vu !

C’est lui et oui sa tronche est top connue (elle avait raison comme d’hab la caramélisée beurre salée !!)

Bah j’ai lu !

 

Bah j’ai adoré !!!!!!

 

S’t’une nouvelle merveille ce livre là… vraiment… un humour incroyable, une histoire « abracadabrante », des mots… humm, des idées… waouuuu… une histoire invraissemblable et pourtant si drôle… Bref Génial !

 

"Le magasin des suicides"
(Julliard, 2007, 157 pages)

Vous avez envie de vous suicider mais ne savez comment faire? Ou il vous manque quelque chose pour y arriver? Pas de soucis, le magasin de Jean Teulé a tout ce qu'il vous faut!

Bon, dit comme ça, c'est un peu dur, voire morbide... humour noir, quand tu nous tiens. Mais passé le premier effet pas très moral de l'idée, on se laisse vite bercer par l'humour délirant qui se dégage à chaque page et on apprécie les ingénieuses trouvailles de l'auteur et de sa boutique bizarre.

Mishima et Lucrèce Tuvache sont les heureux gestionnaires de cet échoppe de la mort, et les fiers parents de Vincent, Marylin et Alan, bien que ce dernier leur cause des soucis parce que bon, il se sent bien et aime la vie, ça fait tache au milieu d'un magasin du suicide. Plein d'outils à la disposition du futur mort, des conseils personnalisés, des petites astuces pour réussir son coup... Jean Teulé s'est lâché et ce qu'il propose est tout simplement hilarant (à condition bien sûr de pouvoir entrer dans le jeu d'un marchand de suicides, j'en conviens). On sent qu'il s'est offert un énorme plaisir à écrire ce livre, il se lâche complètement et ça part dans tous les sens. A lire pour rire et juste pour rire! »


Source

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Lundi 16 juin 2008

Il est de ces instants auxquels on ne songe même plus, instants vécus de mille façons déjà…, tracés dans nos souvenirs, puis devenus illusoires, au fil du temps, parce qu’il arrive un temps ou mon insouciance et mes jeunes et jolies années se sont fossilisées dans les quelques rides qui habitent désormais ma frimousse… !!!! Mes années de toute jeune fille et de ma naïveté, mes années où les espoirs vains étaient consolés dans l’instant qui suivait, celui où à nouveau on croit si vite, si fort, si heureusement… qu’une autre petite joie viendra très vite réconforter la déception qui vient de nous frapper.

Un jour la déception ne se nomme plus ainsi… elle prend le visage de la réalité… Réalité des gens et de leurs cruautés, réalité des absences et des indifférences, réalité des sentiments qui s’usent à trop s’être embrasés, embrassés, réalité de cette souffrance qui un jour, investit notre esprit pour ne plus le quitter.

Plus rien alors n’a la même teinte, ni la même sensualité.

Et puis bling… un matin : « allez loulou – il est moins 3 – faut y aller là – on va être en retard – vas y chéri ouvre la porte j’prends ton sac – bon et t’oublies pas j’ai mis tes goût…sttttoooooooooooooopppppppppppppp Bonjour Monsieur … (toute niaise, toute coconne, toute désemparée… Je me retrouve nez à nez au sortir de ma tanière face à deux yeux et un sourire).

Un matin donc on s’retrouve face à un homme d’une quarantaine d’années – très bien de sa personne ! et qui « just want » demander à la propriétaire de la maisonnée que chu de bien vouloir lui laisser place devant sa toute humble demeure ! Exceptionnellement parce qu’il a une benne à faire déposer pour de lourds travaux qu’il entreprend dans la maison d’à côté qu’il est en train de rénover – tout cela en anglais… et le fait que j’Koz anglais comme une vache espagnole n’était toutefois pas l’objet du trouble qui m’envahit ce matin là !

Oh yessssssss of course !, Videmment, bien sûr que oui, à mon retour je me stationnerai de l’autre côté… ”Thank you, thank you very muuuuuutttch !”…bah j’vous en prie Môsieur ! Bon courage pour vos travaux et retrouvons nos vies… Mais Merci, Fichtre, Merci de ce tout p’tit moment si doux dégagé dans vos yeux, dans les miens, dans les nôtres… c’était juste délicieux que votre regard posé dans le mien me redonne mes 20 ans… et l’envie folle d’y croire, juste un instant.

Allez allez Lilunette, remets ta niaiserie là où elle était rangée depuis belle lurette… En te disant juste que oui, en effet, des p’tits bonheurs comme ça, t’as du en rater depuis ces dernières années, ça ! à ne r’garder que tes pieds tu risquais pas d’tomber nez à nez avec de doux yeux et un sourire Très Près (l’existe ti encore s’dentifrice là ?)… va p’tête falloir être aux aguets pour savourer davantage encore le prochain !... qui sait ? y en aura peut être un ?

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Mercredi 11 juin 2008

… se retrouvent à la Maison Bleue…

Il faut (pour kvous suiviez un peu les zaventures de ma p’tite vie) que je vous fasse une présentation… Jacques… et oui Jacques est tout nouvellement entré dans la vie de ma bretonne de meilleure galette d’l’amitié depuis mercredi dernier… Elle se sentait bien seule dans sa « chariotte » bretonne, y a des grands moments de solitude dans chacune de nos vies… pour elle c’était souvent au volant de son bolide… qu’elle devait stopper sur le bas côté pour consulter sa carte routière et autre plan Mappy auquel on n’comprend rien et qui doit probablement provoquer pas mal de disputes entre Monsieur Doux et Madame Douce et dont les trajets doivent si souvent s’achever en dormant à « l’hôtel du cul tourné » (on sent l’vécu dans ske chui en train de vous évoquer !)…

Pour notre Bretonne point de tout cela ! Elle a décidé de cesser de se fâcher avec elle-même et son Michelin, s’est rendue chez Darty (parce qu’elle le sait elle ! que si elle veut une garantie d’arriver sans trop de stress au rendez-vous fixé, c’est là qu’elle doit aller) et elle a donc craqué pour le dernier Jacques siégeant dans le rayon GPS. Elle avait l’choix entre la voix de Catherine ou celle de Jacques… en très bonne célibataire qui s’respeckt, elle a choisit Jacques ! A Jacques et sa voix suave qui lui demande de faire demi-tour « immédiatement » quand elle est un peu trop distraite et qu’elle lui porte plus toute son extrême attention… voir reconnaissance ! Jacques donc faisait parti de l’expédition de ces deux jours derniers…. Avec pour mission de l’amener, sans détour, à la Maison Bleue… Jacques en homme fringuant tout juste sorti de dessous ses néons et de son carton, a parfaitement rempli sa mission… quel bel homme ! A peine avait il passé le portail de la maison bleue qu’il prit place dans la boîte à gants, sagement, histoire qu’aucune présence du sexe opposé ne vienne troubler nos retrouvailles ! (même si parfois ça f’rait pas d’mal !!!! aucun commentaire s’il vous plaît… d’avance Merci !).

La Maison Bleue donc ! C’est là où nous déposons les valises… Juste le temps de faire connaissance avec la maîtresse des lieux… Une rare générosité inonde ses yeux… Rendez-vous est donc pris à ses côtés pour le petit déjeuner du lendemain… en avant pour la grande aventure et pour la découverte de ce village…

Qu’en dire ? Allez le rencontrer… allez poser vos yeux, vous baigner dans ses senteurs, vous remplir de ses couleurs, flâner dans son ventre…

Je ne vous cache pas qu’il vous faudra « subir » les hordes de casquettes et de nus pieds, les guides qui rassemblent leurs troupes, les « jokes » transpirantes et les petits zieux bridés… il vous faudra tenter de passer entre les mailles du filet, jouer de toute votre dextérité pour prendre un cliché sans avoir à vous souvenir de Mamy en short et papy en béret… La foule est là et elle a eu la même idée que vous… sauf qu’elle, ELLE est « organisée »… [j’veux po y aller en voyage organisé… jamais, jamais,… J.A.M.A.I.S !]…

Mais faisons donc abstraction de tout cela… et laissons juste faire le reste… la nature, la pensée, l’intemporalité d’un endroit… Amusons nous à imaginer ces peintres désireux, inlassablement, de faire parler les fleurs, les étangs, un nénuphar ou un cafard… et profitons !

Une émotion à noter au Musée Américain tant cet endroit peut vous parler de mille et une manières… Pour ma part c’est dans un tout petit espace dédié aux femmes, sous forme de photogravures que je fus toute chamboulée. Ces femmes de plus de cent ans ! sont belles, émouvantes, épanouies… elles sont si réelles, si actuelles… elles ressemblent à toutes celles qui étaient là dans ce musée ce matin là, ce sont des femmes d’aujourd’hui.

 -          Koi donc ki chamboule à s’point l’Pô de calais ? s’interroge la Bretagne !
-          Euh tu vois ma bretonne, regarde ces femmes, j’ai juste pas envie de savoir qu’elles n’existent plus aujourd’hui, je trouve ces images si réalistes, si criantes de vérité, ces femmes sont toi et moi, elles sont elle là bas… elles sont là et en même temps tellement plus….
-          Bah oui mais faut pas le voir ainsi, tu vois moi je me dis que ces femmes là, accrochées sur ces panneaux de bois, pourraient se dire qu’au moins elles sont toujours là… il ne nous reste qu’à les regarder, à leur sourire, à être touchée par leur présence, par leur beauté, par leur tourmente… enfin par tout ce qu’elles nous renvoie, et ca vois tu ma lilune c’est juste énorme ce que je vois quand je les regarde comme ça !  

Oui … ! La bretagne et le Pas de calais aime échanger sur le ressenti de leurs quatre zieux posés ! et ce peu importe sur quoi ils se posent !… on adore partager cela ! et quand on est pas du même avis, bah c’est juste génial de voir, mis en mots, un cerveau gauche et un cerveau droit de nanas bien torturées, tortueuses même parfois !!!!!  On peut refaire le monde avec deux cerveaux comme ça… un soir à la terrasse d’un p’tit palais, entre les chèvrefeuilles et les rosiers… en dégustant un cheese cake à la crème brûlée… et alors, une fois rentrées dans la Maison Bleue, ... on peut fermer les yeux en se disant qu’elle dort là, à mes côtés… L’Amitié !   

- Publié dans : Karnet d'route - Communauté : Chroniques du temps présent
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