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Boouuu... Partez pas ! partez pas !!!! 
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Mardi 11 mars 2008

A Boèce

Le présent du présent
(…) Si souvent nous nous réduisons à notre passé, il est aussi difficile de ne pas fuir dans l’avenir. « demain, je serai heureux », « quand j’aurai fait ca, je vivrai mieux ». Comment rester présent ? d’abord, en cessant de croire que le bonheur adviendra. A bien y songer, il n’est pas du tout sûr que nous soyons plus comblés qu’hier. Alors pourquoi pensons-nous que le futur nous rendra fondamentalement plus heureux ? non la réalisation de nos rêves ne nous rapproche pas nécessairement de la félicité.
 
A Epicure
(…) Voilà peut être ma vision du bonheur : bien que je sois le premier à dénicher la dernière nouveauté, je ne lis guère les livres que je détiens. Comme tu le devines, en concevant toujours le bonheur comme un ailleurs, je le diffère : ailleurs, après, ne sont que des vues de l’esprit. Si bien que ces heures perdues à se projeter, à bâtir mille et une stratégies pour jouir un jour de la félicité, ont dissimulé les plaisirs de l’instant.
 
Rien à ajouter n’est ce pas ?... Juste peut être : carpe diem !
 
A Dame Philosophie
(…) Comme tu le vois, je me disperse en tous sens et ne parviens pas à te circonscrire. Mais mon impuissance me ravit. Pas plus que je ne saurais emprisonner un ami dans une définition, je ne souhaite te réduire.
 
A Arthur Schopenhauer
Bons appétits !
(…) Parfois je cesse d’alimenter le vouloir, réussissant même à le regarder avec humour. Lorsqu’il me donne un ordre par trop aliénant, fermement je lui rétorque : « tu voudrais me lancer dans ce nouveau périple, me voir traverser les océans, déplacer les montagnes, mais je suis bien là où je me trouve. Tu peux rugir, crier, exiger, hurler. Je ne serai pas ton esclave ! ».Pour déconstruire mes appétits, je me penche également sur ce qui leur confère autant d’importance. Tout à tour, je démasque alors l’inquiétude, l’ambition, le besoin de plaire, la convoitise… bref une foule d’attentes qui m’exilent de moi-même et me plongent dans l’insatisfaction. (…) jour après jour vous me permettez de me dégager d’un esclavage qui demeurait moins clair avant vous. Mais, surtout, vous m’incitez à reconsidérer les humbles bonheurs que je ne savais plus apprécier car « les grandes douleurs font taire les petits ennuis, et réciproquement, en l’absence de toute grande douleur, les plus faibles contrariétés nous tourmentent et nous chagrinent ». si je ne partage pas votre amertume, je vous dois de nombreux outils.
 
 
A la mort
(…) Pour ma part, je crois que c’est seulement en adhérant totalement à la certitude de ta venue que nous pouvons envisager notre condition avec légèreté et arrêter de vivre à moitié. Paradoxalement, Spinoza m’incite à ne plus fuir l’angoisse vertigineuse qui m’assiège quand je pense à toi. Il apprend à aimer la vie pour elle-même, à exister joyeusement, par amour pour elle, et non à cause de la peur que tu inspires. (…) Pour être franc, sache qu’il m’arriverait presque de te plaindre tant ton œuvre est noire. Je suis fragile, à ta merci et n’ignore pas qu’un jour tu auras le dernier mot. Mais pour l’heure je vis, je peux rire, aimer, m’attacher aux autres, précisément ceux que tu enlèves. (…) tu prends, tu voles, l’homme crée, il donne. Sans lui, tu ne serais rien. Tu crois jouir d’un pouvoir princier, cependant tu restes l’esclave de ta funeste tâche… »
 
Je ne souhaite rien ajouter à ses mots… ils sont siens, ils sont les miens, ceux que je ne sais pas écrire ainsi, ils sont peut être les vôtres et voilà probablement aussi pourquoi nous nous retrouvons ici… « ses » mots nous quittent parfois le temps d’une migraine ou d’un petit bobo… puis nous reviennent, inlassablement, dans le seul but d’éclairer momentanément le ciel nuageux dont la grisaille siège, selon les jours, un peu trop lourdement au dessus de nos têtes et de nos esprits… Pour tous ces moments là, que vous connaissez, je tenais à vous les faire partager.
 
Nota : Alexandre Jollien (né le 26 novembre 1975 à Savièse) est un écrivain et philosophe suisse.
Il est atteint d'athétose, une IMC (infirmité motrice cérébrale) suite à un étranglement par son cordon ombilical à sa naissance. Exégète des philosophes antiques et amoureux de la dialectique, il a su ouvrir des voies nouvelles, puisées aux sources de ses souffrances et de son combat contre les pesanteurs du handicap.
Ainsi affirme-t-il qu'« il n'y a pas l'âme d'un côté et le corps de l'autre, l'une honorable, l'autre exécrable. Les deux coexistent, les deux travaillent ensemble à une pensée. » Et ce faisant, nous propose une approche pragmatique de la philosophie : le rapport de l'homme à son corps, la dimension dialectique de cette relation, le pouvoir de la dialectique pour comprendre et dépasser les contingences de la corporéité.
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Lundi 10 mars 2008
jollien.jpg Jollien s’adresse dans cet ouvrage à la Philosophie qu’il a rencontré et qu’il pratique désormais selon cet avant-propos qu’il signe :
 
Avant-propos
Un usage de la philosophie
Les lignes qui suivent entendent dépeindre un état d’esprit, glaner quelques outils spirituels pour s’avancer dans la joie. Je me plais à y convoquer les philosophes qui, en élargissant mon rapport au monde, jalonnent déjà ma vie. La philosophie antique proposait tout un attirail d’exercices pour se former, revenir à soi, se rejoindre. Cette conception de la philosophie comme thérapeutique de l’âme, heureusement ambitieuse, me séduit. Loin des gloses et du jargon, elle esquisse un art de vivre et nous aide à tenir debout.
La fréquentation des penseurs qui me nourrissent a fait naître La Construction de soi, une sorte de manuel d’après-guerre qui essaie de délivrer l’esprit de ses entraves.
L’auteur de ces lignes, plus accoutumé à l’adversité, peine à s’ouvrir à la douceur de vivre, à goûter la gratuité de l’existence. Souvent, le poids du passé, la culpabilité, la peur et les esclavages quotidiens l’empêchent de cheminer librement.
C’est cette impuissance qui m’incline à m’interroger et à faire le point sur ce que la philosophie m’apporte, ce qu’elle représente à mes yeux.
 
 
Extrait que j’ai eu envie de relever parce que ces mots me parlent... si seulement j’avais cette faculté de les aligner ainsi pour leur faire exprimer autant… bah j’le ferai, mais comme d’autres le font beaucoup mieux à ma place, je m’en emplie et je me tais !
 
Jollien interpelle donc Dame Philosophie et lui dit ceci :
 
Exercice de gratitude
(…) J’aimerais me risquer à considérer chaque individu que je côtoie comme un maître en humanité. Car l’autre, en incarnant dans sa vie une manière particulière d’être pleinement humain, peut me prêter des repères pour édifier ma personne. Mais, tu me l’accorderas, très chère amie : ce n’est pas nécessairement les grands de ce petit monde qui instruisent le mieux. Même un fâcheux peut livrer sa leçon !
 
Que peut-on ajouter à ceci sinon qu’alors qu’on a pu faire ce constat, peu importe à quel virage de sa vie, je pense moi que l’on peut toucher du doigt l’humilité et qu’en ce qui me concerne je ne pense pas tromper en affirmant que c’est cette quête pour laquelle j’ai inconsciemment travaillé chaque jour qui s’est offert à moi depuis tout ce temps.
 
 Un autre usage du temps
(…) Quand je traversais réellement des tourments, tu me conseillais de ne pas me presser. Tandis que ma peur cherchait à tout prix à se rassurer, tu m’exhortais à résister à cette pulsion qui exigeait une immédiate et impossible sécurité. Tu voulais m’apprendre à mieux user du doute.
 
Là encore combien de fois nous trompons nous, allant jusqu’au leurre de se persuader qu’une réponse immédiate ôterait la souffrance que nous rencontrons à un moment de nos vies, peu importe de quel ordre elle est, une souffrance en est une, elle doit selon moi nous remplir, nous torturer, nous tourmenter, puis nous libérer…
 
 
Le retour du passé
(…) Tout me montre que l’homme dans sa complexité demeure un être de chair, de sang, d’envies, de fantasmes, de joies, de rêves, de passions. Il aime, haït, déteste. Il désire, se révolte, découvre la paix, hurle sa douleur, pleure, rit, s’alarme… ainsi va l’être humain. D’où sa richesse et la difficulté de vivre.
 
D’où sa richesse et l’envie d’un autre de l’aimer…
 
Se révolter sans modération
(…) Que sous un reproche peut se cacher un besoin éperdu d’amour. (…) de même que l’on ouvre des silènes pour y découvrir des trésors, je préfère considérer la colère comme l’expression d’un désir d’amour.
 
Cette phrase je l’ai relevé parce que je ne vois pas les choses comme lui… j’ai du mal à entendre la colère, elle ne me va pas, je n’y vois jamais, quand elle est face à moi, un désir d’amour… ah bah ça... y a peut être encore pas mal de travail à faire pour être au top…. !!!
Allez on continue demain parce que je ne veux pas faire un article trop long, vous lasser et vous faire passer à côté de Jollien qui est, au demeurant je vous l’accorde, un peu complexe à suivre… j’vais donc vous l’injecter à mini-doses !!! j’prends soin d’vous zavez vu !!!! lol – Très bonne méditation…
 
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Dimanche 9 mars 2008

Ah ! Merci publiK …. Oui bon bah laissez moi m’là péter 2 minutes… ca m’fait du bien qu’on m’réklame !!!! c’est si rare (lol)!!!

C’est vrai que pour tout vous dire j’avais pris le parti d’y penser donc d’en parler le moins possible. Autant vous le dire de suite je suis la première surprise… et j’crois qu’au fond j’suis assez contente de ma performance (j’dis pas fière hein ! mais parfois au fond j’le suis un tout p’tit peu quand même !!!!!)… bon je suis toujours à une clope par soir… vous vous demandez pouquoi ? j’vous rassure moi aussi… je ne comprends pas du tout le bien être que j’y trouve parce que je le cherche, mais au fond, au moment de l’écraser je me dis chaque soir… « ça sert vraiment à rien »
… et puis chaque matin je me fais « rabattre le caquet » par petit bonhomme dont la question quotidienne est devenue :
- « bonjour Maman, t’as fumé hier soir ? »…. (raaaaa ça l’tien hein !!! grrrrr !)
et moi de lui répondre :
- « Bonjour Chéri, oui j’en ai fumé une !... (sous entendu dans toute la journée d’hier tout d’même merde c’est vachement bien !!!! lol)
- « et bien demain… tu f’ras mieux… tu seras à 0 !!! »
…. No comment de la Môman… qui au fond est plutôt satisfaite de cette aventure champipi…
Merci donc de votre soutien les zamis… et je vous promets de penser à poster un nouveau bulletin d’santé dans kkes jours… histoire de me pas me faire prier !!! lol ... et j'ai juste envie de terminer par cette citation, sur laquelle j'ai posé les yeux cet été en visite chez un poète dont la maison m'a parlé dans chaque recoin de ses pièces, me suis arrêtée sur cette phrase... puis sur tellement d'autres...
raison-du-plus-fou.jpg
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Samedi 8 mars 2008

darc.jpg L’était dans s’bac là lui… Daniel Darc : y vous dit ti quelquechose s’nom là ???? oh non rien ? cherchez bien !!!... oui on remonte le temps… J – 10 ans… nan nan on n’y est pas… J – 20 ans… on chauffe on chauffe : Taxi Girl a du bercer votre jeunesse avec son titre mythik : chercher le garçon… Trouver son nom !!!! non ? bah vous chantez pas là ???… et « Paris » ca vous parle pas P.A.R.I.S !!!!! bon enfin pour ceux qui se situent dans la quarantaine aujourd’hui ! allez j’vous zaide, listen to me !!!!  : 

Daniel Darc poursuit donc sa carrière en solo… Cet homme est si sombre… pppppp, je l’ai vu dernièrement dans une interview télé : booouuuuu l’écouter c’est juste ressentir cette homme déjà mort mais que son cœur maintient en vie. «Quand je mourrai, j’irai au paradis, parce que c’est en enfer que j’ai passé ma vie. » voilà quelques uns de ces mots mais il y en a tant d’autres… et puis un après midi, chez Cultura (parce que chez Cultura on écoute de la Zic soul cax avant d’acheter les p’tites merveilles !!!), je m’engouffre donc les deux oreilles sous les écouteurs et je tente la première piste… elle me dérange… je passe à la seconde… idem… troisième… je ne parviendrai pas à entendre sa tourmente en ce moment… je repose les écouteurs le laissant dans son bac… puis hier je tombe sur un best of que je prends juste histoire de me remettre dans son univers avant peut être de courir chercher le dernier sorti : « Amours suprêmes »
 
 
Daniel Darc bande encore
 «Amours suprêmes» confirme le regain de vitalité du chanteur.
Ludovic Perrin – Libération - Culture
QUOTIDIEN : mercredi 16 janvier 2008
Préparation. Il y a quatre ans, l’album Crève-Cœur avait montré qu’on n’a pas toujours besoin de claquer des budgets pharaoniques pour un truc qui accroche l’oreille. Composé, arrangé et réalisé à demeure par Frédéric Lo, devenu voisin de Daniel Darc, ex-figure de l’emblématique groupe des années 80 Taxi Girl (une compilation en préparation), ce disque s’est vendu à 50 000 exemplaires.
Amours suprêmes en signe la suite. Et il n’y a aucune raison pour qu’elle soit boudée. Sans oublier sa griffe d’arpèges en berceuse, cet objet en nerfs plus rock propose un beau duo (L.U.V) avec Bashung (retrouvé au sein de la tournée des Aventuriers d’un autre monde, avec Cali, Raphaël, Aubert, Kolinka), d’autres invités de choix (Robert Wyatt, Steve Nieve, le pianiste de Costello et Chamfort) et deux singles au moins (J’irai au paradis, la Seule Fille sur Terre).
Si l’ensemble n’est pas franchement guilleret, il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre, prévient Daniel Darc, devant une bière à 9 degrés. «Ce sont des histoires, des chansons. Quand Lou Reed chante Heroin, ça ne veut pas dire qu’il veut mourir avec une aiguille dans le bras.» Oui, mais quand vous dites «j’ai gâché ma vie», c’est une confession ? «Mais je ne dis pas "raté". Différent. Alors, oui, j’ai gâché une partie de ma vie. Car je n’ai pas su choisir. Au lieu de tout lire jusqu’à 30 ans, les bons comme les mauvais écrivains, je me suis pris pour Sid Vicious. Mais c’était un gamin. Il pensait que tout était vrai, alors que ce sont des rôles. On n’est pas des voyous.»
 
Puis, devant une autre bière, on a parlé de ses cinq grammes d’héro par jour avant de décrocher («le truc le plus rock que j’ai fait»), de ses grands-parents russes, de son amour perdu, des modes de vie dissemblables avec Frédéric Lo, de la cinquantaine qui approche et de sa dernière répartition Sacem (17 500 euros) : «Etre encore en vie ? Bien sûr, ça me surprend. Dans mes cauchemars, je me vois vivre aussi longtemps que William Burroughs : 83 ans.» Et ça vous dérange qu’on vous associe tout le temps à la défonce ? «Non. Parler de drogue, c’est toujours mieux que de parler de Sarkozy.»
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Vendredi 7 mars 2008
duventdansmesmollets.jpg Du Vent dans mes mollets
Raphaële Moussafir
 
Résumé :
Rachel a neuf ans, une institutrice humiliante, des parents vaches et une copine garce.
A neuf ans, on est puni quand on donne son avis. On peste quand les parents gloussent. On glousse quand les parents pestent. On découvre aussi de nouvelles sensations bizarres... Cette grande petite fille dissèque son monde avec un regard drôle et acerbe dont la maturité étonne, amuse et choque. De fous rires en conflits, elle explore l'impitoyable monde de l'enfance, celui des irrépressibles balbutiements sexuels, des mesquineries blessantes et des premiers clivages politiques.
Un monde qui mène, parfois trop vite, vers celui des adultes... Le parler enfantin, la justesse du ton et la naïveté décapante de ce roman évoquent à la fois Le Petit Nicolas et Zazie dans le métro. Une performance !
 

Extrait choisi…. (c’est dur encore une fois… mais j’aime bien ce passage !)
 
Le dimanche matin, grand-père nous réveille avec des croissants et des macarons.
 
Grand-père n’est ni vieux, ni sourd.
 
Il est turc mais il n’a pas l’accent.
 
Il est encore beau et il danse bien, dans un style élégant.
 
Il parle très bien l’argot zazou.
 
(…)
 
Grand-Père parle avec les mains. Il n’a pas le droit de voter parce qu’il est turc, et son frère est mort à Auschwitz. Grand-père est toujours très ponctuel et n’aime pas les synagogues. Le soir, il dîne à dix-huit heures trente. A dix-neuf heures trente il est au lit, sauf quand il y a un bon match de football.
 
Grand Père ne dit jamais un mot plus haut que l’autre, sauf quand il y a un bon match de football : il hurle que et merde les gars !
 
Grand-Père aime aussi le tiercé et les jolies femmes de trente-cinq ans.
 
(…) Papa aime bien Grand-Père. Même si ça l’énerve d’être dérangé par son beau-père le dimanche matin, et que politiquement, ils ne sont pas du même bord. Papa dit à grand-père que Mit’rand est un voyou, menteur, magouilleur, conspirateur, tout juste bon à autopiéger des DS au Petit-Clamart, et grand-Père dit que, mon p’tit Michel, revenez-y donc à votre bonne vieille droite conservatrice puisque le passé ne vous a pas servi de leçon. Papa dit que, raison de plus, mon cher Maurice, ne comptez pas sur moi pour soutenir un fonctionnaire de Vichy, Maurice dit que, mon p’tit Michel, citez moi un seul fonctionnaire de Vichy qui se soit ensuite lancé dans la Résistance, et papa conclut que Mit’rand a été résistant comme lui petit rat de l’Opéra, et que, heureusement mon cher Maurice que vous n’avez pas le droit de vote en France. Là vous y allez un peu fort mon p’tit Michel, se désole grand-père, qui, malgré ce dernier affront, propose un macaron à son p’tit Michel. Allez sans rancune Maurice, dit papa, bien entendu répond Maurice pas de ça entre nous mon vieux.
 
Grand père est aussi le seul à qui je raconte que je m’ennuie à peu près tout le temps, et surtout le dimanche. Je lui explique que quand je suis à l’école, le temps est tellement long que je suis pressée d’être le dimanche et que quand je suis le dimanche, le temps est tellement long que je suis pressée d’être le lundi. Ce qui fait que je m’ennuie du lundi au dimanche et du dimanche au lundi.
 
Grand-père répond que je suis une sacrée veinarde de m’ennuyer parce que, ma poupée quel luxe de s’emmerder dans la vie, quel luxe et ensuite, il fait comme toutes les personnes qui commencent leur vieux jours, ils commente la situation par une petite chansonnette de son temps comme « les marmots s’ennuient le dim-ancheu ».
 
Grand-père chante aussi : « vous qui passez sans me voir », si je lui passe devant sans l’embrasser, « parlez moi d’amour et je vous fous mon point sur la gueule… » quand on lui parle de mamie, et « Ah, si vous connaissiez ma poule » un peu tout le temps.
 
Et puis un jour grand-père est mort.
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Lundi 3 mars 2008
.. Pour un p’tit bout de bonne femme… qui a toujours les deux pieds sur terre aujourd’hui, mais qui « vit » depuis quelques mois… dans le pays des âmes perdues… Son âme qui voudrait m'approcher, ses mains qui me touchent, qui voudraient me reconnaître… qui en sont bien incapables… son regard qui me dit… « Je crois que tu me veux du bien Ma Petite… Mais qui es tu au juste ? »
 
Et Mon cœur de lui répondre : « tu as quitté mon monde Mamy… Je ne sais pas te rejoindre dans le tien, celui de l’oubli…

Musique : Les Wriggles (absolument fabuleux... à découvrir !)
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Dimanche 2 mars 2008
dominiqueA1.jpg
Pour ce dimanche je m’étais dis… « Bon tu t’tais 5 minutes, tu zappes cette journée dans ton espace, parce que… c’est dimanche et que le dimanche, ici, dans mon midi, on prend le Pastis sur la p’tite place de la Mairie et pi on bronze en terrasse… ouep ! même un 2 Mars…. Mais non ! j'déconne…. Chui duch Nord… voulsavez bien que chui duch Nord…. qu’ché moi l’diminche, sous notre grisaille ardente… on s’passe un col roulé, des bottes en caoutchouc et on va fouler les champs tout crottés… et qu’en rentrant… on s’boit un tio Kawa !!!! (traduisez Kafé !)…
 
Mais voilà….j’peux pas ne pas partager ça…
 
Hier matin, j’avais 5 minutes d’avance dans la voiture… et je trouve dans le « vide poche »… cet album acheté récemment (dans l’bac à 6,99 €) et que j’avais mis là pour quand j’aurai une route un peu longue à faire et que j’aurais eu envie qu’il m’y accompagne… Lui c’est Dominique A, que je connais pas tant ksa pour n’avoir jusqu’alors qu’un seul album de lui… je l’ai pas mis dans le lecteur (en 5 minutes ! pas le temps de s’faire une idée), en revanche, j’ai commencé à lire les paroles sur l’tio livret livré avec eul CD ! Je suis « tombée » sur ce texte là… et je l’ai dévoré jusqu’au bout… refermant le CD, j’me suis dit… « C’est tellement vrai »… et ça ne m’a pas remplie de joie… ainsi va la vie ! Bon j’vais aller vous r’joindre chez vous plutôt que d’philosopher… ça s’ra probablement plus positif… !
 
 
Pères
 
Nos pères ont pris sur eux après notre arrivée
Même s’ils s’en défendaient, même s’ils acceptaient
Ils nous ont vus finir à leur place le repas
Certains savaient en rire, d’autres n’y arrivaient pas
 
Nos pères nous en voulaient même ceux qui ne voulaient pas
Nous rendre responsables et même ceux qui pensaient
Après-coup qu’ils avaient longtemps voulu qu’on soit
Un jour à cette table à finir le repas.
 
Leurs femmes nous trimballaient, nous crochetaient le bras
Clignant des yeux d’amour pour qu’on ne les oublie pas
Comme si c’était possible d’oublier ces yeux-là
Ces lèvres au bord du vide qui s’écrasaient sur nous
 
Ces lèvres que nos pères n’atteignaient que de loin
Depuis qu’on était là, depuis qu’on faisait tout
Pour leur prendre une à une les choses de la main
Avec cet alibi de n’y rien voir du tout
 
Nos pères n’ont jamais su nous détester vraiment
Attachés par amour à tout nous pardonner
Et même quand c’était trop, qu’on était trop présent
Ils ne luttaient pas trop avant de s’effacer
 
Et à tant s’effacer nos pères ont disparu
Et quand on a compris on a regardé la terre
Qui ne recracherait rien, on a regardé nos mères
Qu’on n’avait jamais vues si éloignées de nous
On les a regardées peinant à évoquer
Ces hommes tels qu’ils étaient avant notre arrivée
Avant qu’ils ne s’assoient pour mieux nous reconnaître
Pour bien nous regarder avant de disparaître.
 
Tiré de l’Album « Remué »
Dominique A
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Samedi 1 mars 2008

Je m’en reviens du Supermarket !!!!! Raaaaaa en vla une nouvelle existentielle non ? ah bah j’vous imagine derrière votre écran en train de vous dire : « bah c’est bien ! tant mieux pour toi… koiktu veux ksa nous fasse en même temps ????!!!!! »… Bah rien oui j’sais bien c’est pas top top comme annonce…

C’est juste que voilà c’matin j’avais envie de partager avec vous un truc super que j’m’étais mis dans ma p’tite tête… la mise en ligne ici, in my space, d’une petite animation flash que j’avais fait juste pour vous et pour vous faire découvrir un nouvel univers… Mais j’y arrive pas… ca m’saoule ! et donc… j’l’ai allumé la satanée clope qui calme les nerfs… pi j’me suis dit… va à la cave de suite… chercher ton Wok !!!! vous n’voyez pas l’rapport ? c’est normal
 
En fait au supermarket j’ai acheté des trucs bien nature…. : des brocolis, des poireaux, des pommes, des kiwis… des yaourts nature 0% et des bonbons « sans sucre » à l’eucalyptus… (ça sent pas l’tabac ça au moins) !!!!! Bah parce qu’il faut bien l’dire, 10 jours à 1 clope par jour… même en faisant très attention… le jean il aime pas… et moi non plus ! Donc reprise en mains direct !!!! Ce we c’est du bio du bio du bio, des fruits et des légumes… et picétout ! Il m’a même traversé l’esprit d’aller courir un peu… oui enfin pour l’heure ça n’a fait qu’effleurer mon esprit…
 
Donc voilà je vais me mettre à la préparation de ces légumes… (hummmm) plutôt que d’m’exiter comme une puce sur mon flash… Mais j’jette pas l’éponge, faut juste que j’apprenne à le faire… et j’vous offrirai cette « merveille » … bah dès que j’pourrais.
 
Très bon week end à tous.
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Vendredi 29 février 2008

J’ai reçu un cadeau ce matin... Ce n’est pas un cadeau d’ailleurs, c’est bien plus que cela. 

Jamais, ô grand jamais jusqu’alors quelqu’un n’avait songé à m’offrir une telle merveille… Oui, par amour on m’a chanté des chansons, par amour on m’a hurlé mon prénom en sautant au nélastique !

Il ne s’agissait pas d’amour ce matin, il s’agit d’un cadeau, qui n’avait l’air de rien… Il me fut adressé via la boîte de l’arobase, j’ai cliqué, cliqué, cor cliqué… puis téléchargé sans me soucier de ce qui allait m’arriver, sans prendre le temps comme quand on reçoit un cadeau physiquement, d’abord en regardant le papier, sa couleur, sa forme (vous n’avez jamais tâté les cadeaux au pied du sapin ???? pour tenter de d’viner ske ça peut bien être !!!).
 
Sans prendre le temps donc de se dire qu’on va l’ouvrir, qu’on va découvrir solennellement en tentant de défaire le nœud du ruban qui l’entoure pour ne pas  le couper, le déchirer… en ressentant ce bonheur que quelqu’un ait eu envie de nous offrir un cadeau, qu’il y ait pensé, qu’il ait réfléchit, qu’il ait eu envie de nous faire un plaisir, peu importe comment… qu’il s’agisse d’un trombone ou d’un diamant… l’envie de faire un cadeau est toujours un moment important pour celui qui va l’offrir parce qu’il imagine forcément le plaisir qui sera là, à la réception…
 
Diling diling m’apostrophe windows (bon arrête de rêvasser, oh hey y a quelqu’un là !) : « Voulez vous ouvrir la pièce jointe ké p’tête virussée ??? » me demande l’écran… bah oui oui !!! un peu mon n’veu ! kja répondu !! (oui suis fort fort curieuse comme fille !!! lol) et puis là… 

 
 
…j’ai écouté…puis j’ai entendu… et ce que j’ai ressenti ! bah j’le garde pour moi parce qu’après tout c’est mon cadeau à moi touteseulecommeunegrandequechui…
 
Un tel cadeau, je n’en avais jamais reçu comme ça auparavant (je l’ai déjà dit ! c’est l’émotion)… Dans mes remerciements fait à l’auteur il m’a confié que je fus l’inspiratrice de cette mélodie… Je sais ce matin combien longtemps je garderai en moi d’avoir eut pendant quelques minutes ce privilège de me sentir la Muse de cet inconnu…
 
Merci à toi
Merci à ce vendredi 29 Février ! Ah bah oui tiens en plus ça risque pas d’arriver tous les ans une date pareille !
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Jeudi 28 février 2008
A l’instar des humains, il est des choses dans ma vie auxquelles je m’attache instantanément… je tombe rarement raide dingue d’un objet… Il y en a relativement peu dans ma maison, pourtant chacun d’eux m’évoque quelque chose d’important. Je ne parle pas ici des objets dont nous avons tous besoin dans nos quotidiens respectifs. Quand je casse un verre par exemple, bah ça m’trouble pas tant ksa puis ça m’donnera l’occasion d’aller faire une razzia chez Ikéa !!!! Je parle des choses qui embellissent le quotidien… tout ce qu’on aime poser, clouer, accrocher de ci, de là… juste pour égayer ces heures où nous nous sentons abriter par un toit familier.
 
Les rares heures où me vient une envie folle voire incontrôlable d’aller « lécher les vitrines », c’est souvent la même chose : arffff, ouéffff, bofffff…. Et je rentre bredouille…
 
Pourtant parfois… c’est si rare que là ça en devient délicieux… le coup de foudre pointe son nez au détour d’une boutique, un instant où je pose mes yeux sur une chose, un objet, un bibelot… et là j’le veux, y m’le faut… lé trop beau c’truc là… (bon y a un problème pourtant, c’est que vous m’poser sur un marché quelconque devant un camelot qui vend des sacs… le sac devant lequel j’vais tomber en extase va forcément être celui le plus cher… !!!!)
 
De plus en plus, au fil du temps, je « marche » à l’impulsion – instinct qui pousse à agir soudainement et sans réfléchir – oui en y réfléchissant bien... je réfléchis de moins en moins !… ne plus s’tournicoter l’esprit pendant 107 ans pour faire ou dire les choses, ne plus tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant d’Oser faire sortir l’expression adéquate ou la gaffe monumentale… ne plus jouer à tourner autour du pot quand au final, vous et moi, nous ne sommes que de « pauvres » humains, sur cette planète où la roue tourne et le temps avec elle… et que nous sommes loin de ressembler au hamster (sauf parfois quand j’me remplie les bajoues d’sucreries zen tous genres !!!!) quand ce p’tit rongeur ne peut rien exprimer, désirer, aimer ou refuser, s’émouvoir ou se marrer…
 
J’en fais des tartines juste pour vous dire que ce qui m’a rendue toute joyeuse aujourd’hui c’est de m’offrir cet objet que vous voyez là… 

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Il vous évoquera certainement rien… mais quand je le regarde je le trouve juste très beau, pourtant c’est juste un morceau d’fer, tout vieux et qui à l’air tout usé, qu’il est fait en série et qu’il vient de chine (ouep ca j’suis pas fière ! mais j’laime trop !), qui n’a aucune valeur puisque j’l’ai dégoté dans l’bazar du coin … Depuis qu’il a pris place dans ma maison il en a désormais…
 
Voilà ma conclusion, les objets sont comme les gens… Ils sont là devant nous et nous les trouvons beaux, beaux esthétiquement, beaux dans leur âme, peu importe, ils nous sont importants et on a envie de les garder en soi tellement longtemps, tout comme une lampe en pâte de verre qui est posée sous mes yeux depuis une quinzaine d’année… et que j’veux pas qu’elle tombe par terre et qu’elle se brise.
- Publié dans : au kotidien
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