Il est de ces instants auxquels on ne songe même plus, instants vécus de mille façons déjà…, tracés dans nos souvenirs, puis devenus illusoires, au fil du temps, parce qu’il arrive un temps ou mon insouciance et mes jeunes et jolies années se sont fossilisées dans les quelques rides qui habitent désormais ma frimousse… !!!! Mes années de toute jeune fille et de ma naïveté, mes années où les espoirs vains étaient consolés dans l’instant qui suivait, celui où à nouveau on croit si vite, si fort, si heureusement… qu’une autre petite joie viendra très vite réconforter la déception qui vient de nous frapper.
Un jour la déception ne se nomme plus ainsi… elle prend le visage de la réalité… Réalité des gens et de leurs cruautés, réalité des absences et des indifférences, réalité des sentiments qui s’usent à trop s’être embrasés, embrassés, réalité de cette souffrance qui un jour, investit notre esprit pour ne plus le quitter.
Plus rien alors n’a la même teinte, ni la même sensualité.
Et puis bling… un matin : « allez loulou – il est moins 3 – faut y aller là – on va être en retard – vas y chéri ouvre la porte j’prends ton sac – bon et t’oublies pas j’ai mis tes goût…sttttoooooooooooooopppppppppppppp Bonjour Monsieur … (toute niaise, toute coconne, toute désemparée… Je me retrouve nez à nez au sortir de ma tanière face à deux yeux et un sourire).
Un matin donc on s’retrouve face à un homme d’une quarantaine d’années – très bien de sa personne ! et qui « just want » demander à la propriétaire de la maisonnée que chu de bien vouloir lui laisser place devant sa toute humble demeure ! Exceptionnellement parce qu’il a une benne à faire déposer pour de lourds travaux qu’il entreprend dans la maison d’à côté qu’il est en train de rénover – tout cela en anglais… et le fait que j’Koz anglais comme une vache espagnole n’était toutefois pas l’objet du trouble qui m’envahit ce matin là !
Oh yessssssss of course !, Videmment, bien sûr que oui, à mon retour je me stationnerai de l’autre côté… ”Thank you, thank you very muuuuuutttch !”…bah j’vous en prie Môsieur ! Bon courage pour vos travaux et retrouvons nos vies… Mais Merci, Fichtre, Merci de ce tout p’tit moment si doux dégagé dans vos yeux, dans les miens, dans les nôtres… c’était juste délicieux que votre regard posé dans le mien me redonne mes 20 ans… et l’envie folle d’y croire, juste un instant.
Allez allez Lilunette, remets ta niaiserie là où elle était rangée depuis belle lurette… En te disant juste que oui, en effet, des p’tits bonheurs comme ça, t’as du en rater depuis ces dernières années, ça ! à ne r’garder que tes pieds tu risquais pas d’tomber nez à nez avec de doux yeux et un sourire Très Près (l’existe ti encore s’dentifrice là ?)… va p’tête falloir être aux aguets pour savourer davantage encore le prochain !... qui sait ? y en aura peut être un ?
@ vous deux ! (vava c'est comme ca kon fait chez Thomas... alors comme chu bête et disciplinée... J'fais pareil !), je vous réponds donc... c'est ti comme ca kon fait pour attiser la curiosité et pour que ca réagisse dans s't'espace...???????
... donc j'va vous titiller la curiosité !!! allons zi... Thomas pour te répondre : NON cet homme n'est po marié ! et pour toi ma Vava... les travaux durent tous l'été...!
Je vous embrasse tous les deux tiens c'matin ! on fait un prix d'gros !