C’est le moins que l’on puisse dire… que l’on en pense ce que l’on veut de cette actualité là… j’ai juste envie de vous donner la mienne. Sur
les conseils d’un ami, j’ai eu ce livre dans les mains il y a quelques temps… que dis-je « ce livre », ce livre est le livre qu’il faudrait faire lire à nos enfants… Il n’est pas à
polémiquer, juste à s’en emplir, afin de ne jamais oublier… Le devoir de mémoire y est retranscrit par cet homme dont les mots nous rendent incapables de ne pas penser que l’humanité peut être
aussi celle là ! Humanité dit on ? oui l’humanité dont le sens est : qui a trait à l’homme… et nous savons tous combien l’homme peut être inhumain…
Si c'est un homme raconte l'expérience des camps d'extermination des juifs, vécue par l'auteur, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il explique à
partir de son quotidien dans le camp, la lutte et l'organisation pour la survie des prisonniers. Tout au long de ce récit, Primo Levi montre les horreurs de la déshumanisation des
camps.
Ce livre est considéré comme un des meilleurs témoignages sur la Shoah, car contrairement à d'autres récits, Primo Lévi ne raconte pas la vie des
camps de manière linéaire mais l'explique sur un ton neutre et dépassionné presque à la manière d'un sociologue.
L'auteur est arrêté en février 1944, en Italie, alors qu'il débutait des activités de résistant, dans un groupe très peu organisé. Il est envoyé à
Auschwitz, dans un camp de travail. Il échappe de justesse à la sélection qui conduisait à l'élimination pure et simple. De son récit se dégagent l'humiliation, la perte de dignité humaine que
les nazis ont fait subir aux Juifs. Il explique le rôle des kapos qui sont en fait des prisonniers de droit commun, sélectionnés pour leur violence. Il explique aussi les hiérarchies à
l'intérieur du camp, le "système" de promotion interne, les combines et ainsi pourquoi certains prisonniers ont pu survivre au "Lager" plusieurs années alors que la plupart y moururent en
quelques mois.
Son témoignage est aussi marqué par cette crainte du froid, la faim tenace, du désintéressement complet des prisonniers pour les plus faibles
d'entres eux. Dans le camp, la solidarité était totalement absente.
Heureusement, grâce à sa formation de chimiste et essentiellement à sa chance (selon Primo Levi), il va se trouver une place plus protégée. Malade
de la scarlatine à l'évacuation du camps par les nazis, il échappe ainsi aux terribles marches de la mort,et organisera avec 2 autres camarades encore valides la survie de son "Block" à
l'infirmerie, où il passera ses derniers jours avant la libération du camp par les Russes.
Un appendice a été ajouté en 1976 à certaines éditions de Si c'est un homme, où Primo Levi essaie de répondre aux questions récurrentes posées
lors de ses conférences.
Extrait de Wikipédia
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